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« Slow » attitude

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C’est quoi la « slow » attitude ? On la retrouve dans tous les domaines : l’économie, les technologies, l’alimentation, l’agriculture…
Dans un monde qui va toujours plus vite, qui produit plus, les déchets s’accumulent, l’obsolescence programmée commence à revenir cher, alors la qualité commence à prendre le dessus sur la quantité, et la notion de vitesse perd des points…
C’est en 1986 que Carlo Petrini, critique gastronomique, remet en question le fast food, et prône la « slow food » par une agriculture moins intensive qui protège la biodiversité, et la santé des consommateurs.
Le mouvement est symbolisé par un escargot et compte 100.000 adhérents et 1 million de supporteurs dans 160 pays. Produire et consommer local, acheter en direct aux producteurs artisanaux, la notion de permaculture, à la fois production agricole durable et économe en énergie, devient une évidence.
Produire moins et mieux s’oppose au tout jetable.
La « slow tech » émerge également, luttant contre l’hyper connectivité, et le syndrome Fomo, cette envie d’être informé immédiatement, qui nous pousse à regarder notre téléphone et les chaînes de news permanentes… le mouvement veut nous réapprendre à dialoguer et à vivre ensemble.
La « low-tech, » l’inverse de la high tech, met en avant le besoin de produire plus simplement, avec une meilleure gestion de l’énergie, et produire localement, soi-même avec des méthodes artisanales, en réutilisant les matériaux. Des plateformes collaboratives apparaissent de plus en plus, vers une autosuffisance.
En entreprise aussi, le « slow management » veut éviter l’hyper-productivité, et laisser au travail le temps d’être bien fait, avec plus d’écoute, de dialogue entre collaborateurs. Des responsables du bien-être se multiplient : le yoga, la méditation, les massages prennent place dans les entreprises.
De nombreuses études récentes montrent qu’un travailleur qui prend son temps est finalement plus efficace.
Le « slow made », lancé en France le 22 novembre 2012, propose une charte composée de six valeurs : la recherche, le geste, la pratique, la transmission, l’appropriation et le prix juste.
La « slow money » est aussi d’actualité : ce mouvement né aux États-Unis en 2009, veut financer de petites entreprises locales qui produisent une nourriture de qualité.
Aller toujours plus vite pour gagner du temps, c’est vrai qu’il y a une contradiction quelque part.
Le temps devient une richesse précieuse, la qualité prend le dessus sur la quantité.
La « slow attitude » prend de l’ampleur pour le bien de tous : vers le ralentissement de notre rythme de vie, l’adoucissement des pressions modernes et l’appréciation des choses simples. La « slowlife » devient un art de vivre, pour notre épanouissement et pour protéger la planète, sans pour autant tomber dans l’inaction, source de dépression, mais plutôt d’organiser son ralentissement : mieux définir ses priorités, avancer en sachant où, et pourquoi, donner un sens à nos actions, choisir ce qui nous apporte de la joie !
À méditer…
Article écrit par Sylvie Fillot
Sources :